Je n'crois plus en l'amour. Je crois au désir. Le désir est le sentiment humain le plus fort, plus fort que tout amour, du plus puissant qu'il soit, existant sur terre ; puisque, en effet, on désire toujours ce que l'on n'a pas, et passer à l'acte s'appelle tromper. L'homme est ainsi fait.
Ta soumission ne me surprend pas.
L'amour n'existe pas, il repose simplement sur un jeu qui se fonde entre la tentation et la peur. La peur de perdre quelque chose qui ne nous appartient pas : quelqu'un, comme si la tentation allait le perdre.
Aujourd'hui, j'ai appris qu'on était infiniment seul. Je te remercie. Mais ça fait mal.
Je vis dans un monde qui n'a plus de vie.
La passion nous aura emportés et la possession nous aura détruit, avant de nous avoir rongés jusqu'à ce que notre flamme s'éteigne, en emportant les cendres qu'il restait de ma force déjà perdue depuis bien longtemps. Je sais que tu ne seras plus jamais là pour moi, puisque dans ce monde personne ne sait être là pour quelqu'un. Moi-même je suis persuadée de pouvoir le faire, alors qu'en réalité ce pressentiment ne se fonde que sur mon mal être. Je ne saurai pas être là.
Que dire de la jalousie outrancière qui nous aura bouffés...
Tu n'es pas capable d'admettre que tu ne comprends pas mes mots. Parce qu'il te faut toujours une certaine supériorité désirée par ta fierté qui ne saura prendre fin. Après tout, j'aurai aimé être fière moi aussi.
J'attends toujours une réponse dont j'ai oublié la question.
Un jour, je t'écraserai comme une petite merde espèce de connard. Je t'aime infiniment.
Les discours philosophiques sont contradictoires : ils devraient servir au groupe de gens qui, pourtant, ne les comprennent pas.
Si l'amour n'existe pas, je ne sais pas ce que je ressens pour toi. De la haine, peut être.
Je t'ai aimé du plus profond de mon être, de toute la force de mon existence, parce que je croyais en un amour pur, même si mes désirs ne se focalisaient pas que sur toi. L'amour, c'était résister à la tentation qui n'était pour moi que superficielle. Tu m'as prouvé que l'amour que tu me portais n'était qu'un parmi d'autres, en essayant de reproduire avec elle ce que tu as vécu avec moi. Merci. Finalement, grâce à toi, j'aurais énormément appris.
J'ai appris à survivre. J'apprendrai à vivre.
« C'est la vie »/ C'est quoi la vie ? « La vie est l'éternelle répétition d'une représentation qui n'aura jamais lieu ». La vie, c'est apprendre à ne plus être déçu, à être fort. Etre heureux ?
L'homme n'est pas heureux. Il se croit heureux.*
La vie a un goût qui me déplaît ; elle n'a plus de sens. « Je respire le poison »/
Il fait froid dehors et il me semble que tu me dépasses, et que tu me manques. *
« Tu mens comme tu respires » et tu es essoufflé *
Pauvre tâche. Tu vois, il m'arrive encore de te plaindre.
Tu n'es qu'un microbe dans ce monde qui s'en fout de toi. Ce monde qui ne sait pas ce que j'aurai fait pour toi. Je n'aurai pas décroché la lune puisque c'est elle qui m'aura décroché la tête.
Te pardonner. Le plus grand défit que tu m'as proposé. Je ne sais pas si je l'ai accepté, ni même si je vais oser jouer avec mes propres sentiments comme tu l'as déjà fait.
Il se peut, qu'un jour, quelqu'un nous comprenne. J'implore l'aide puisque, de toute façon, elle ne viendra jamais à moi. A nous. Ouais je sais, j'ai encore du mal à réaliser qu'on est seuls et que c'est la loi du plus fort qui dirige les hommes. Nous sommes des animaux dotés d'une certaine intelligence –si je peux me permettre de l'appeler ainsi- qui nous permet d'acquérir la pensée, qui pourtant, n'atteint en aucun cas la raison.
J'écris ces lignes qui ne serviront jamais à rien ni à personne.
L'homme essaie toujours d'acquérir la maitrise de soi, alors qu'il ne connait pas les sentiments qui l'entourent.
J'allume une klope que je ne fumerai pas. Je ne fume pas. Simplement, si elle est restée là c'est qu'une raison existe. Peut être pour regarder la fumée escalader les molécules d'air comme je n'avais pas observé depuis longtemps, qui me permettent de rajouter encore quelques mots à ces écrits qui ne serviront à personne.
J'ai toujours été plus basse que toi. La dépression, qui m'a scié les pieds pour pouvoir m'enfoncer encore un peu plus, m'aura fait changer. Ma naïveté ne se fait plus savoir. Un jour, je t'expliquerai ce que j'ai vu en bas, tout au fond.
Il faisait sombre et j'étais seule. La seule corde qui me raccrochait (je pensais) à la vie, était toi. Tu as coupé cette corde. Je suis tombée. Je cherchais en vain un endroit de luminosité, un escalier. Rien. Alors j'ai continué à tomber, à m'éloigner de toi, de plus en plus vite. Et puis, j'ai rebondi. Comme si en bas, y'avait un tremplin, j'ai remonté la pente plus vite que j'ai atteins le fond. Aujourd'hui, je suis plus haute que toi. J'ai appris à voir dans le noir, a être seule, sans bouger. J'ai aussi appris à attendre, parce tu ne serais jamais venu me chercher. Heureusement, tu serais tombé toi aussi. Ceci n'est pas une métaphore, même si je les aime *.
Je ne traduirais jamais la douleur qui ne sommeille plus en moi. A croire qu'elle ne sommeille plus.
J'aurai aimé être comme elle, avoir sa force et son indépendance. *
J'ai compris que tu voulais jouer. La provocation. Peut être le plus grand mot qui me caractérise. Je suis prête, on va jouer. Ne t'attends pas à gagner cette fois-ci.
Je réussirai à atteindre ce que tu as de plus fort en toi.
Je t'aurai. Dans une autre vie, peut-être.
Conception d'une vie°




