Novembre 2008_ Trahison

Novembre 2008_ Trahison
Je vis dans un monde mort.
Je n'crois plus en l'amour. Je crois au désir. Le désir est le sentiment humain le plus fort, plus fort que tout amour, du plus puissant qu'il soit, existant sur terre ; puisque, en effet, on désire toujours ce que l'on n'a pas, et passer à l'acte s'appelle tromper. L'homme est ainsi fait.
Ta soumission ne me surprend pas.
L'amour n'existe pas, il repose simplement sur un jeu qui se fonde entre la tentation et la peur. La peur de perdre quelque chose qui ne nous appartient pas : quelqu'un, comme si la tentation allait le perdre.
Aujourd'hui, j'ai appris qu'on était infiniment seul. Je te remercie. Mais ça fait mal.
Je vis dans un monde qui n'a plus de vie.
La passion nous aura emportés et la possession nous aura détruit, avant de nous avoir rongés jusqu'à ce que notre flamme s'éteigne, en emportant les cendres qu'il restait de ma force déjà perdue depuis bien longtemps. Je sais que tu ne seras plus jamais là pour moi, puisque dans ce monde personne ne sait être là pour quelqu'un. Moi-même je suis persuadée de pouvoir le faire, alors qu'en réalité ce pressentiment ne se fonde que sur mon mal être. Je ne saurai pas être là.
Que dire de la jalousie outrancière qui nous aura bouffés...
Tu n'es pas capable d'admettre que tu ne comprends pas mes mots. Parce qu'il te faut toujours une certaine supériorité désirée par ta fierté qui ne saura prendre fin. Après tout, j'aurai aimé être fière moi aussi.
J'attends toujours une réponse dont j'ai oublié la question.
Un jour, je t'écraserai comme une petite merde espèce de connard. Je t'aime infiniment.
Les discours philosophiques sont contradictoires : ils devraient servir au groupe de gens qui, pourtant, ne les comprennent pas.
Si l'amour n'existe pas, je ne sais pas ce que je ressens pour toi. De la haine, peut être.
Je t'ai aimé du plus profond de mon être, de toute la force de mon existence, parce que je croyais en un amour pur, même si mes désirs ne se focalisaient pas que sur toi. L'amour, c'était résister à la tentation qui n'était pour moi que superficielle. Tu m'as prouvé que l'amour que tu me portais n'était qu'un parmi d'autres, en essayant de reproduire avec elle ce que tu as vécu avec moi. Merci. Finalement, grâce à toi, j'aurais énormément appris.
J'ai appris à survivre. J'apprendrai à vivre.
« C'est la vie »/ C'est quoi la vie ? « La vie est l'éternelle répétition d'une représentation qui n'aura jamais lieu ». La vie, c'est apprendre à ne plus être déçu, à être fort. Etre heureux ?
L'homme n'est pas heureux. Il se croit heureux.*

La vie a un goût qui me déplaît ; elle n'a plus de sens. « Je respire le poison »/
Il fait froid dehors et il me semble que tu me dépasses, et que tu me manques. *
« Tu mens comme tu respires » et tu es essoufflé *
Pauvre tâche. Tu vois, il m'arrive encore de te plaindre.
Tu n'es qu'un microbe dans ce monde qui s'en fout de toi. Ce monde qui ne sait pas ce que j'aurai fait pour toi. Je n'aurai pas décroché la lune puisque c'est elle qui m'aura décroché la tête.
Te pardonner. Le plus grand défit que tu m'as proposé. Je ne sais pas si je l'ai accepté, ni même si je vais oser jouer avec mes propres sentiments comme tu l'as déjà fait.
Il se peut, qu'un jour, quelqu'un nous comprenne. J'implore l'aide puisque, de toute façon, elle ne viendra jamais à moi. A nous. Ouais je sais, j'ai encore du mal à réaliser qu'on est seuls et que c'est la loi du plus fort qui dirige les hommes. Nous sommes des animaux dotés d'une certaine intelligence –si je peux me permettre de l'appeler ainsi- qui nous permet d'acquérir la pensée, qui pourtant, n'atteint en aucun cas la raison.
J'écris ces lignes qui ne serviront jamais à rien ni à personne.
L'homme essaie toujours d'acquérir la maitrise de soi, alors qu'il ne connait pas les sentiments qui l'entourent.
J'allume une klope que je ne fumerai pas. Je ne fume pas. Simplement, si elle est restée là c'est qu'une raison existe. Peut être pour regarder la fumée escalader les molécules d'air comme je n'avais pas observé depuis longtemps, qui me permettent de rajouter encore quelques mots à ces écrits qui ne serviront à personne.
J'ai toujours été plus basse que toi. La dépression, qui m'a scié les pieds pour pouvoir m'enfoncer encore un peu plus, m'aura fait changer. Ma naïveté ne se fait plus savoir. Un jour, je t'expliquerai ce que j'ai vu en bas, tout au fond.
Il faisait sombre et j'étais seule. La seule corde qui me raccrochait (je pensais) à la vie, était toi. Tu as coupé cette corde. Je suis tombée. Je cherchais en vain un endroit de luminosité, un escalier. Rien. Alors j'ai continué à tomber, à m'éloigner de toi, de plus en plus vite. Et puis, j'ai rebondi. Comme si en bas, y'avait un tremplin, j'ai remonté la pente plus vite que j'ai atteins le fond. Aujourd'hui, je suis plus haute que toi. J'ai appris à voir dans le noir, a être seule, sans bouger. J'ai aussi appris à attendre, parce tu ne serais jamais venu me chercher. Heureusement, tu serais tombé toi aussi. Ceci n'est pas une métaphore, même si je les aime *.
Je ne traduirais jamais la douleur qui ne sommeille plus en moi. A croire qu'elle ne sommeille plus.
J'aurai aimé être comme elle, avoir sa force et son indépendance. *
J'ai compris que tu voulais jouer. La provocation. Peut être le plus grand mot qui me caractérise. Je suis prête, on va jouer. Ne t'attends pas à gagner cette fois-ci.
Je réussirai à atteindre ce que tu as de plus fort en toi.
Je t'aurai. Dans une autre vie, peut-être.


Conception d'une vie°
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:54 AM

Octobre 2008_ Ce monde est...

Octobre 2008_ Ce monde est…
Je regarde ce monde de haut. J'sens la haine.
Je regarde ce monde et je sens sa peau. Son odeur est reine.
Je ressens monter en puissance l'excitation qui parvient à mon âme. Elle se calme.
Je contemple ce monde de loin. Je suis raide dingue de vous.
J'exagère toujours le paysage puisque ce monde rend fou.
Tu sais, tu me connais bien toi.
Tu sais que j'défoncerai tout.
J'exagère toujours tes gestes et tes paroles.
Ce monde me paraissait beau.
Cherche les morceaux. Et recolle.
Ce monde ne vole pas haut puisque je le regarde de haut.
Ce monde est petit.
Parsemé de colère et explosant de cris.

J'écoute toujours ce même refrain, sur ce même rocher.
J'emmerde ce monde qui est petit.
La schizophrénie sera plus forte.
Et la thérapie ne l'emporte.
Je regarde le monde s'entretuer, s'écorcher.
J'emmerde ce monde qui est pourri.
L'île paradisiaque est inexploitable.
Et toujours ce même refrain, toujours ces mêmes fables.
J'emmerde ce monde qui est tout petit.
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:52 AM

Octobre 2008_ L'homme et le bonheur.

L'homme n'est pas heureux. Il se croit heureux. En fait, il ne reconnait en réalité que ce qui le renforce. Son cerveau exerce une activité cognitive qui permet de filtrer les informations qui lui sont présentées afin de ne garder que celles qui lui sourient, la plupart du temps. Bien souvent, les meilleures informations sont encore trop mauvaises pour cet être humain qui, hélas, se pense malchanceux, et malheureux. Il faut aussi noter que la chance n'existe pas, et que tout est relatif. Réfléchissez un instant. Qu'est-ce que le bonheur ? Ecrivez-le. Ce bonheur là permettra t'il de vous rendre heureux toute une vie ?
L'homme n'est pas heureux et ne le sera jamais.
Sa plus grande peur est la mort, et l'homme déprime quand il n'a pas de raison de vivre. En effet, il ne supporte pas de se sentir inutile et de pense qu'un jour, le monde l'oubliera. Personne ne sait pourquoi la nature humaine est si égoïste et égocentrique, mais il en est ainsi.
Vous remarquerez que le nombre d'humains qui se sur estiment est plus grand que celui des autres. Forcément, l'homme garde les meilleures informations qui se présentent à lui, et donc il ne retient qu'en général ses bonnes actions plus que ses mauvaises.
De plus, lorsqu'il agit en vu de rendre service, il faut savoir qu'il attend toujours en retour. Tout ce qu'il fait a un but bien précis : celui de le renforcer, et d'augmenter chaque jour sa fierté et sa sureté. Bien sûr, quelques exceptions seront toujours, à ce jour, existantes ; mais aussi rares sont-elles.
Personne n'aura jamais étudié l'homme pour enfin réussir à le cerner, à expliquer chacune de ses réaction et chacun de ses sentiments. En effet, l'être humain est l'être vivant le plus intelligent, ayant un cerveau avec des capacités propres qu'aucun animal ne pourrait surpasser. Et, puisque vous le savez, il est en effet impossible de s'auto étudier correctement, puisque comme nous le savons déjà, l'homme ne peut pas être objectif sur lui-même puisqu'il ne va retenir que les bonnes informations.
Et puis, je suis peut être trop pessimiste sur la nature humaine ; on ne saura donc jamais si l'homme a un bon fond ou non. En fait, cela reste un avis personnel acquis en fonction de l'habitude, de l'éducation, des normes et des moments de la vie que nous percevons tous. Il est donc difficile de déterminer si ce que nous faisons est bien ou mal, puisque même ces notions diffèrent selon les normes et les mentalités de chacun, et elles ne resteront ainsi que subjectives car elles n'existent en réalité pas. C'est l'être humain qui, un jour, a eu besoin de déterminer deux opposés : le bien et le mal. C'est en effet ce qui permet de le rendre heureux, puisqu'en faisant le bien il augmente sa fierté, et s'il aide quelqu'un il sait qu'en retour il acquiera autre chose d'aussi ou de plus important. Ca a été un besoin qui a été satisfait par l'homme : créer ce qui peut paraître bien à ses yeux.
Octobre 2008_ L’homme et le bonheur.
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:51 AM

Juin 2008_ Chute

Juin 2008_ Chute
Je voyais mon écran, droit devant moi. Mes yeux, suivant les lettres alignées sur une page internet, me brûlaient. Je voyais très mal, très flou.
Puis, je ne sais comment, j'ai vu le plafond. Ce plafond blanc perçant, blanc pur comme l'ignorance, qui méprise ce que vous êtes, s'éloignant de moi, de plus en plus vite. Et là, ma tête a cogné. Je n'ai rien senti.
Quand je me suis réveillée, il faisait jour déjà, et le soleil cognait contre mon volet, avant de m'avoir aveuglé.
J'avais un peu saigné. Et j'étais seule. Peu importe.

Il faisait de plus en plus clair depuis quelques jours, et je supportais mal la lumière, la chaleur, les rires, l'humanité, la vie. Pourtant, c'était moi, j'étais bien là.

Je repensais à toutes les paroles qu'il m'a dites, et qui ne m'ont jamais aidé. Je ne sais pas si, à part lui, quelqu'un peut me « sortir de là ». Je vais devoir rester là ou je suis tombée.
J'aimerais penser différemment, comme vous, avoir la vision des choses plus claire, et plus belle que celle qui me détruit. Mais c'est probablement impossible, du moins pour le moment.

Je ne sais pas ce qu'il se passe dans ma tête en ce moment, j'évolue très vite et très mal. Je ne sais pas non plus jusqu'ou j'irai. Loin, peut-être, mais je ne l'espère en aucun cas. J'espère m'arrêter le plus vite possible. Quitte à ne pas mûrir..

Je ne sais plus comment en finir avec ça. Je le compare souvent à une espèce de bulle, noire, qui aspire. Elle aspire tous mes sentiments, elle détruit tout ce que je pensais être. Je me rends compte que finalement, je ne suis rien.
Je ne suis rien, car même cette bulle imaginaire, arrive à me détruire. Bref.

Je pensais avoir changé, avoir un peu mis de force de côté, cette force, que les autres ont. Mais en fait, non. En fait, je n'avais pas grandi, pas changé, pas évolué.
J'en étais encore au point de départ. Ou au point mort, comme on veut. Oui, c'est exactement ça, au point mort.

Je ne sais plus m'exprimer, je le fais de plus en plus mal. Comme tout le reste, d'ailleurs.

J'ai perdu la raison, en plus d'être loin de tous ceux que je ne retrouverai jamais.

J'ai tout perdu. Je me suis perdue. Leurs pensées, ne sont plus assez puissantes pour m'atteindre, et leurs sentiments trop peu forts. Leurs mots, leurs gestes, leurs expressions sont trop fades et inadaptés aux moments ou ils sont utilisés.

Qui a dit que rien ne valait la vie si un rêve ne serait jamais réalité ?
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:50 AM

Octobre 2007_Ca va, et vous ?

Octobre 2007_Ca va, et vous ?
Je ne sais pas si je pourrai survivre ici, une minute de plus, une journée de plus, une vie de plus. En fait, je ne sais même pas si j'en ai envie.
Je crois que j'ai Besoin de m'extérioriser. C'est beau, ça.
Comment vous me trouvez ?
Il s'avère que divers sentiments traversent mon esprit, ces temps-ci. Et en plus, l'empoisonnent. Il semblerait que la fragilité me soit passée, et que la naissance de ma force –éphémère, sans aucun doute- se fit plaisir à prendre possession de moi, à mon enthousiasme et ma grande guérison, bien sûr.
Je me demande pourquoi je n'ai jamais aussi bien écrit que Lui. Peut-être simplement parce que je ne sais pas écrire, ou alors parce que je ne suis pas Lui, et qu'il n'est pas moi.
Pendant longtemps j'y ai cru, pendant longtemps j'ai pensé que notre possesseur, l'être qui nous contrôle, ne faisait qu'un. Ce temps continu, heure après heure, nuit après nuit.
Je crois que la maturité s'aqcuiert par la souffrance. Ouais, cette putain de souffrance, finalement, après nous avoir détruit, nous soulage. Elle nous protège.
On n'a que ce que l'on mérite. Dans ce cas, la gamine de 6 ans de ma voisine méritait de s'être noyée, mon grand-père méritait la mort, ma mère me méritait, les SDF méritent de dormir sous un pont, les dépressifs méritent d'avoir mal, les malades méritent leur sort, les femmes méritent d'être abusés, les enfants méritent d'être battu.
Je crois que ce monde n'est pas juste. Que vous n'êtes pas justes. Je crois que tout le monde mérite de mourir. Je n'crois pas au hasard. Je n'crois pas en moi.
Si le hasard existait, il serait infiniment violent et lâche. Le hasard est un terme inventé, sûrement grâce aux idées concrètes de ceux qui aiment la science, essayant d'expliquer ce qui arrive sans notre contrôle. On croit au hasard, car on ne désire pas qu'un être supérieur à nous fasse des choix à nos places, alors on ne le nomme pas.
Finalement, je ne crois en rien. Je suis dupe.
Tout n'est qu'illusions, rien n'est réel.
Notre corps est fait de milliards de molécules ; et nos pensées, sentiments, hésitations, sont faites de milliards d'illusions, pas plus réelles que tout corps physique.
Nan, je crois que nous sommes des putains de désespérés, qui essaient de vivre dans un putain de monde pourri, croyant alors au bonheur, comme à tant d'autres choses, royalement faussées.
Ces mots n'existent pas.
Pourquoi respecter l'autre ? Puisque le monde animal est cruel, puisque le monde animal est meurtrier, pourquoi l'homme doit se plier à une loi, alors qu'il admire les bêtes ?
Rien n'est compréhensible, dans ce monde. Rien n'est lisible, expliqué, ni médité.
L'animal est libre. L'homme est encadré pour sa protection, pour celle des autres. L'homme est con, hypocrite, égocentrique, égoiste, vulnérable, naïf, solitaire et pitoyable.
S'amuser, vivre, sourire, aimer.. pourquoi ? pour qui ? pour quel plaisir ? celui de mourir ?
Je ne veux plus jamais personne à mes côtés. Simplement parce que je n'en ai pas besoin, ni envie, et que je suis égoiste, solitaire et pitoyable. Comme vous tous.
Aujourd'hui, le temps est magnifique. Pourquoi le soleil se nomme beau temps ?
Aujourd'hui il ne pleut presque pas, le ciel est blanc, très clair et très perçant, quelques nuages sont présents et l'air est glacial. Aujourd'hui, il fait beau. J'ai décidé, et puisque je suis égocentrique, il fait beau.
Il faut savoir aussi que les mots ne représentent rien. Rien d'existant, en tout cas, rien de connu, rien de crains. Ils sont des étiquettes, qui ne nomment que les choses les moins importantes, et les moins utiles.
Il fait beau, dehors, et j'ai les mains gelées.
Je guetterai ce soir, juste comme ça, pour voir si j'ai peur.
Tout ce qui a voulu sortir est sorti. Merci
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:49 AM