2007- Continue l'enfer

2007- Continue l'enfer
2heures .Je me retourne, je ne dors pas. J'ai mal, je ne sais pas pourquoi.
J'ai mal partout, des migraines s'emparent de mon corps, sans compter ce mal de c½ur qui ne disparaît plus, ces nerfs si fragiles qu'ils ne me laissent respirer sans me faire trembler.
Et cette peur qui, plus profondément, me perce le c½ur, me brûle le ventre. Cette peur, qui, petit à petit, me détruit. Me ronge.
La peur de ne plus jamais sortir de cet enfer. De cette douleur.
Je ne suis rien, et je ne dors toujours pas.
La douleur frappe, comme si mon c½ur battait dans chaque détail de mon corps, comme si mon sang faisait gonfler ma peau, cherchant à la faire craquer, pour en gicler.
Et je pense encore à son odeur, à ces yeux toujours fixés sur les miens. A ce sentiment de fin. J'aurai rêvé de lire son nom sur une pierre tombale, et d'y cracher mon sang.
J'aurai aimé qu'il crève, autant que j'ai souffert, qu'il verse le nombre de larme que j'ai perdue.
Je crie intérieurement, plus que jamais je n'ai entendu crier. Je hurle. Je vous haie.
Oui, dans ces moments la, je vous haie, tous. Tous, puisque personne n'est la pour moi.
Je suis perdue. Perdue, et seule la ou personne ne peut venir me chercher. Je vous en veux de ne pas me trouver. Encore une fois, je me retrouve seule avec cette foutue dépression.
Ouais, cette putain de souffrance qui finira par me foutre en l'air. J'pourrais tout foutre en l'air, comme ça. Juste parce que ca m'enchante plus qu'un autre jour.
J'ai mal.4heures.
5heures, et j'agonise encore. Ma faiblesse est aussi forte que ma souffrance. Elles s'enlacent, se serrent de plus en plus fort. Jusqu'à ce que j'étouffe. Je n'en sortirai plus ?
J'aimerai en finir, en finir de cette putain de vie, avec ces putains de peur, et de pleurs. De douleurs. De larmes. J'aimerai ne plus m'en sortir.
Demain je me réveillerai, avec ce même état dépressif, ces mêmes peurs, ces mêmes maux êtres. Rien ne changera jamais.
C'est fou comme le sentiment de solitude m'envahit. Il s'avère que je ne suis pas seule, mais physiquement uniquement. Ouais, parce que si c'était aussi mental, j'aurai du soutien.
Celui qu'il me manque. Quelqu'un qui me comprend, quelqu'un qui n'existe pas et qui n'existera jamais.
Alors, l'écriture m'aide. Elle, elle ne me trahit pas, elle ne transforme rien. Seulement, même elle dédramatise la situation, puisque les mots employés ne sont jamais assez forts, assez convaincants pour que vous les compreniez comme ce qu'ils représentent vraiment.
L'écriture, parfois, est un besoin vital. Si vous ne comprenez pas ce besoin, c'est que vous êtes heureux. Bravo !



Je ne sais plus ce que je veux, ni de qui j'ai besoin. Je pense, ne même plus savoir si je désire réellement quelque chose ou quelqu'un.
Il est vrai que, dans des moments pareils, la dépression est à son plus haut point. Je pleure. Ouais, encore. Non, je ne sais pas pourquoi.
Peut-être parce que j'ai mal, peut-être parce que j'ai peur.

Et ces putains de personnes qui prennent de la distance, ces foutus connards qui n'ont jamais besoin de rien, chez qui tout va toujours pour le mieux.
Ils vivent, pendant que toi tu galère à rencontrer des gens sur lesquels tu peux compter. Puisque toi, t'as besoin que de ça.
L'homme est malhonnête, prétentieux, égoïste.
Ouais, égoïste. J'ai besoin de contact, de gens qui n'ont besoin de rien. Ni de personne.
Je suis perdue, seule. Encore une fois. Il fait noir ou je suis. De temps en temps, je croise une étoile qui illumine ma vie, jamais trop longtemps. Puisque mon chemin est noir et parsemé de cris, ces étoiles illuminent ma vie. Elles me laissent vite tomber.
Et je gueule dans ce foutu endroit sombre. Faut me l'avouer, je n'ai plus de force. J'ai perdu, en grandissant, toute celle que je pensais détenir. Faut croire que je ne suis pas faite pour ce monde.
Non, car vivre sans protection dans ce monde est impossible, et ma protection, c'est vous.
Vous, qui n'avez besoin de rien ni de personne.
Puisque pour que quelqu'un m'aide, il faut précisément qu'elle me ressemble, qu'elle ressente ce que je ressente, qu'elle imagine ce que j'imagine. Et, plus que tout, qu'elle le vive ou qu'elle l'ait déjà vécu.
Pourquoi une telle dépendance envers ceux que je connais à peine ?
Je m'enfonce, je m'enferme et je m'écrase. Et, loin de vous, je suis seule. Même entourée, je suis seule.
La plus belle chose sur terre est une amitié inégalable et inégalée. Celle-ci, une fois que tu la connais avec une personne, tu désire l'atteindre avec tous.
La quantité n'est jamais trop forte.
Je pleure. Il fallait bien que je finisse par ça.
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:47 AM

2007- L'enfer commence

2007- L'enfer commence
Je pleure. Parce que j'ai mal. Parce que je suis seule. Ouais, seule comme jamais je ne l'ai été. Je ne sais pas pourquoi je pense comme ça, ni pourquoi je m'obstine à me détruire encore une fois. Vouloir toujours aller plus loin, se faire plus mal.
Non, ce n'est pas la vie, non ça, ça ne passera pas, jamais.
Putain. J'ai mal. Je vais mal. Plus que tout. Je ferai tout pour me détruire. Mais il me manque certainement cette foutue force, encore une fois. Je tombe de haut.
On est bientôt en bas ?
Je panique, comme souvent. Ce sont des cris intérieurs qui me caractérisent, comme si la peau allait brûler sous leurs poids, comme si mes os craquaient, et que mon c½ur ne battait plus, tellement il me fait mal. Il me fait mal. Non, c'est pas une crise de panique, c'est rien. Mes yeux sont rouges et j'ai froid. Dans des moments comme ça, je me demande pourquoi je suis là, comment j'ai fait pour tenir ou comment je vais faire pour m'en sortir. Puis, je réfléchis, pour en arriver à la conclusion que j'ai toujours été seule.
Les voir sourire, se sentir si loin. Si seule, alors qu'ils sont tous là, à 2 mètres de moi. Et puis, recommencer à pleurer. Ils me demandent ce que j'ai, je ne sais pas. Je leur dit. Je suis seule. Ils sont là, physiquement. Dans ma tête, c'est ailleurs. Je ne les vois pas, je ne vois même plus la route sur laquelle je suis, je ne sais même pas si je suis sur une route, ni quelle direction je prends. Je ne pourrai pas expliquer si je suis mobile ou fixe. Je suis perdue.
Je ne sais plus rien.
Je mange toujours, pourtant vu mon état, je ne sais pas pourquoi. Personne ne m'y force, et je n'y prends plus de plaisir. Mais je mange, comme tout le monde. La nuit, je dors ; et le matin je me lève, comme les autres. Je pleure partout ou je vais, souvent. Au moins tous les jours.
L'instinct de survie, je pense. Oui, c'est ce qui me fait vivre.
La faiblesse est loin d'être mortelle, elle est pire.
Personne ne comprend.
J'ai tout pour être heureuse, une famille en entier, un chat, je suis jeune, je mange à ma faim, je ne suis pas atteinte de maladie grave, et savoir que je pleure sans raisons me détruit. Je ne comprends pas.
Je suis égoïste, et je n'ai jamais rien su faire de ma vie. Je culpabilise.
Je n'ai jamais eu de force, je n'en sortirai pas. Je n'ai jamais su me relever seule, ni rester debout très longtemps.
Jour après jour, je m'éloigne d'eux. Quand je suis parfois dans mes plus beaux jours, comme aujourd'hui, je me demande comment j'ai fait la veille, pour rester toute la journée sur une chaise, à attendre que tout ça finisse.
Et puis, un jour on m'a demandé ce que j'ai apprécié dans ma journée d'hier. Rien. On m'a demandé ce qui me ferait plaisir, même si c'était irréalisable. J'ai bien réfléchit. Plus rien ne me donne envie. Je ne comprends pas. Je ne sais pas non plus pourquoi je cherche à comprendre. Aucune nourriture ne me fait envie, ne voir personne me convient, aucun loisir ne me vient à l'esprit. Le néant.
Je pense que, vu comme je suis profondément tombée, plus personne ne viendra me chercher ici.. Je n'sais plus pourquoi je m'obstine à rester ici.
Je pleure. J'ai encore mal. Plus mal que si je perdais quelqu'un, je suis seule. La solitude est dure, mais de se croire seul est mortel, sûrement. Je ne crois en rien, et je suis encore là.
Peut-être suis-je encore immature pour avancer. Seule.
Plus rien ne me fait rire, ne me touche. Je le fais seule, à longueur de journée. Je me fais mal. J'attends quelqu'un, puisque quelque chose ne m'aidera pas. Mais qui ? Personne ne pourra être là.
Pourquoi ? Parce que le cerveau d'un homme est complexe et inconnu pour sa plus grande partie, alors un médecin ne m'en sortira pas.
Je ne sais pas ce que je veux, ni même si je veux quelque chose. Je sais simplement que je vis encore. J'ai l'impression d'être décédée, mentalement, et quand on est décédé on ne revient pas à la vie. Je suis pire qu'un légume qui a perdu la tête, pire que tous ceux qui sont devenus fous (déjà parce que le mot 'fous' est encré dans le vocabulaire, caractérisant en majorité les personnes enfermées à l'azil, ce sont sûrement les moins 'fous' de ce monde, croyez-moi), parce je n'arrive même pas à mettre des mots sur ce que je ressens, parce que j'aimerai en finir avec tout ça, et que je n'y arrive pas, parce que je continue à réaliser des actes dont je ne prends aucun plaisir à faire, et pour lesquels personne ne me force, sans parler de cette réflexion, relative à ma présence ici, ininterrompue et persistante.
J'aimerai avoir un gosse en main avec le sourire, manger en ayant le goût qui revient, écrire sans voir l'encre couler sous le poids des larmes, m'endormir avec une belle journée dans la tête, boire de l'eau et l'apprécier, répondre par un sourire à un sourire, réussir à faire rire, marcher sans me poser de questions, arrêter de penser à moi, parler plus pour rendre les gens heureux, dire à mon père que je vais bien, voir mon petit frère grandir sans avoir à me forcer quand je le prends dans mes bras, pouvoir pleurer, tout lâcher, tout expliquer et savoir qu'ils me protègent*. Leur faire confiance. Croire que je ne suis pas seule. Ne plus être transparente. J'aimerai retrouver ma place. Mon goût non pas à la vie, mais aux actes quotidiens qui sont là pour apporter un peu de confort et non plus des larmes.
J'aimerai crier ma douleur pour que personne ne pleure plus jamais. Je voudrai qu'en sachant que je n'ai aucune raison d'aller mal, ça me fasse sourire.
Je sais pourquoi je suis encore là. Parce que je pense encore. Cette douleur m'a transformé, et elle me tuera sûrement. Un jour, je me relèverai. Je me relèverai, et je récupèrerai toutes ces larmes que cette foutue dépression m'a volé. Même si c'est dur à admettre, aujourd'hui je suis dépressive. Pourtant, je n'ai jamais voulu attirer les regards vers moi, que ce soit pour de la compassion, de l'admiration ou quoi que ce soit d'autre. Je ne comprends pas.
Mes pensées sont devenues tant profondes et continues qu'elles me traumatisent. Une réflexion non partagée rend vite fou. Mais, vu mon état, il m'est complètement impossible d'en faire part. Déjà, parce que parler me demande un énorme effort, surtout quand c'est pour parler de mon état en ce moment ; la preuve, j'écris. Ensuite, parce qu'on me prendrait pour une folle, ou qu'on me plaindrait puisqu'en plus d'être mal dans ma peau, je ne trouve plus ma place dans ce monde et je me morfonds continuellement. Sans raisons.
L'agonie m'a trouvé. Je suis trahie par mon corps qui ne veut plus me tenir debout, par mes mains qui tremblent à longueur de journée, ces yeux qui ne retiennent plus rien, trahie par ces idées qui me boufferont. Qu'elles fassent de moi ce qu'elles veulent, je ne vaux plus rien. Et puis, je vous emmerde tous. Ce monde est pourri, ce monde est distant, tant incompréhensible qu'incompréhensif.
Ma tête est détruite, viens chercher mon corps, s'il te plaît. Tu seras gentil.
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:44 AM

Juin 2006_ La faiblesse est loin d'être mortelle. Elle est pire.

Juin 2006_ La faiblesse est loin d’être mortelle. Elle est pire.
Un être fragile
D'une douceur meurtrière
Debout sur un fil
Sensuel solitaire



Découvert de fièvre
Cet être est faible
Pensée folle, pensée brève
Tel enfant tel aigle



Un regard livide
Un être attachant
Se jetant dans le vide
De ses membres tremblant



L'invisible martyr
De larmes passagères
L'insensible est le pire
Son âme est suicidaire
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:42 AM

Edited on Friday, 08 May 2009 at 6:33 AM

2006_ Fucking Life

2006_ Fucking Life
Ce manque dont je suis victime
L'envie de vous voir se transforme en besoin
J
e vis une souffrance ultime
J
e n'entends plus rien, ne vois plus ts bien

L'arrogance de ce monde est souveraine
La violence de ces êtres ne cesse
L
eur imperabili des sentiments gne
L'innocence des anges se fait tristesse


Je n'apeois que quelques larmoiements
P
lone dans la glace brûlante de vos mots
Je me cristallise des larmes de sang
G
tez la douceur étique de mes maux

L'agitation de vos 5 sens terrifie
Elle n'en n'est pas moins inutile
Qui cèderait à une telle agacerie ?
L
'agonie d'un être est docile

A la place de s'entre-tuer
L
'homme devrait penser à trouver
Mais pourquoi chercher des raisons
S
i c'est pour en faire des passions ?


Un être naît, vit
U
n jour sourit et rit
L'autre se plaint et pleure
Aime, souffre et en meurt
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:39 AM

Edited on Friday, 08 May 2009 at 6:32 AM

2006_ Flash

2006_ Flash
Voilà, Ma Chérie

Je t'aime.

La nouvelle voiture est devant la maison. Les croissants sont sur la table, j'ai sorti le chien et j'ai changé la couche du petit.
Je ne t'oublierai pas.


Si tu lis cette lettre, Ma Chérie, appelle les pompiers ; ils me retrouveront mort dans la salle de bain.

Ton mari qui t'aime
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# Posted on Friday, 08 May 2009 at 5:37 AM

Edited on Friday, 08 May 2009 at 6:31 AM