J'ai mal partout, des migraines s'emparent de mon corps, sans compter ce mal de c½ur qui ne disparaît plus, ces nerfs si fragiles qu'ils ne me laissent respirer sans me faire trembler.
Et cette peur qui, plus profondément, me perce le c½ur, me brûle le ventre. Cette peur, qui, petit à petit, me détruit. Me ronge.
La peur de ne plus jamais sortir de cet enfer. De cette douleur.
Je ne suis rien, et je ne dors toujours pas.
La douleur frappe, comme si mon c½ur battait dans chaque détail de mon corps, comme si mon sang faisait gonfler ma peau, cherchant à la faire craquer, pour en gicler.
Et je pense encore à son odeur, à ces yeux toujours fixés sur les miens. A ce sentiment de fin. J'aurai rêvé de lire son nom sur une pierre tombale, et d'y cracher mon sang.
J'aurai aimé qu'il crève, autant que j'ai souffert, qu'il verse le nombre de larme que j'ai perdue.
Je crie intérieurement, plus que jamais je n'ai entendu crier. Je hurle. Je vous haie.
Oui, dans ces moments la, je vous haie, tous. Tous, puisque personne n'est la pour moi.
Je suis perdue. Perdue, et seule la ou personne ne peut venir me chercher. Je vous en veux de ne pas me trouver. Encore une fois, je me retrouve seule avec cette foutue dépression.
Ouais, cette putain de souffrance qui finira par me foutre en l'air. J'pourrais tout foutre en l'air, comme ça. Juste parce que ca m'enchante plus qu'un autre jour.
J'ai mal.4heures.
5heures, et j'agonise encore. Ma faiblesse est aussi forte que ma souffrance. Elles s'enlacent, se serrent de plus en plus fort. Jusqu'à ce que j'étouffe. Je n'en sortirai plus ?
J'aimerai en finir, en finir de cette putain de vie, avec ces putains de peur, et de pleurs. De douleurs. De larmes. J'aimerai ne plus m'en sortir.
Demain je me réveillerai, avec ce même état dépressif, ces mêmes peurs, ces mêmes maux êtres. Rien ne changera jamais.
C'est fou comme le sentiment de solitude m'envahit. Il s'avère que je ne suis pas seule, mais physiquement uniquement. Ouais, parce que si c'était aussi mental, j'aurai du soutien.
Celui qu'il me manque. Quelqu'un qui me comprend, quelqu'un qui n'existe pas et qui n'existera jamais.
Alors, l'écriture m'aide. Elle, elle ne me trahit pas, elle ne transforme rien. Seulement, même elle dédramatise la situation, puisque les mots employés ne sont jamais assez forts, assez convaincants pour que vous les compreniez comme ce qu'ils représentent vraiment.
L'écriture, parfois, est un besoin vital. Si vous ne comprenez pas ce besoin, c'est que vous êtes heureux. Bravo !
Je ne sais plus ce que je veux, ni de qui j'ai besoin. Je pense, ne même plus savoir si je désire réellement quelque chose ou quelqu'un.
Il est vrai que, dans des moments pareils, la dépression est à son plus haut point. Je pleure. Ouais, encore. Non, je ne sais pas pourquoi.
Peut-être parce que j'ai mal, peut-être parce que j'ai peur.
Et ces putains de personnes qui prennent de la distance, ces foutus connards qui n'ont jamais besoin de rien, chez qui tout va toujours pour le mieux.
Ils vivent, pendant que toi tu galère à rencontrer des gens sur lesquels tu peux compter. Puisque toi, t'as besoin que de ça.
L'homme est malhonnête, prétentieux, égoïste.
Ouais, égoïste. J'ai besoin de contact, de gens qui n'ont besoin de rien. Ni de personne.
Je suis perdue, seule. Encore une fois. Il fait noir ou je suis. De temps en temps, je croise une étoile qui illumine ma vie, jamais trop longtemps. Puisque mon chemin est noir et parsemé de cris, ces étoiles illuminent ma vie. Elles me laissent vite tomber.
Et je gueule dans ce foutu endroit sombre. Faut me l'avouer, je n'ai plus de force. J'ai perdu, en grandissant, toute celle que je pensais détenir. Faut croire que je ne suis pas faite pour ce monde.
Non, car vivre sans protection dans ce monde est impossible, et ma protection, c'est vous.
Vous, qui n'avez besoin de rien ni de personne.
Puisque pour que quelqu'un m'aide, il faut précisément qu'elle me ressemble, qu'elle ressente ce que je ressente, qu'elle imagine ce que j'imagine. Et, plus que tout, qu'elle le vive ou qu'elle l'ait déjà vécu.
Pourquoi une telle dépendance envers ceux que je connais à peine ?
Je m'enfonce, je m'enferme et je m'écrase. Et, loin de vous, je suis seule. Même entourée, je suis seule.
La plus belle chose sur terre est une amitié inégalable et inégalée. Celle-ci, une fois que tu la connais avec une personne, tu désire l'atteindre avec tous.
La quantité n'est jamais trop forte.
Je pleure. Il fallait bien que je finisse par ça.




